11 mars 2012

Petit N'importe quoi 2

Les Dangers de la jeunesse

Pour ce qu’elle a de profondément attachant, aventureuse et jouissive, la jeunesse n’en demeure pas moins la dangerosité même. En effet de par son inexpérience elle est le boulevard des préjugés des préconceptions hasardeuses et fignolé grossièrement – à la bière sans doute – ce qui compose le souffle impitoyable de celle que l’on nomme Intolerentia. N’étant pas le seul lot de l’individu, elle s’inscrit d’autant plus dans les croyances populaires. Ce qui l’est intéressant de noté ici, c’est le caractère virulent, presque épidémique dont elle sait si bien se couvrir. L’exemple des Etats-Unis est en cela assez révélateur, comme bon nombre de jeune pays, il a des difficultés à trouver les égalités qui doivent être inaliénables. Mais les vieux pays comme ceux de l’Europe, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, et j’en passe n’excelle guère mieux dans cet exercice fastidieux, il faut bien l’avouer. Le prix payé est simple. Des guerres à n’en plus finir pour des questions aussi idiotes que de savoir « quelle race mérite de vivre ou non ? ». Mais il est aisé d’avoir un regard aussi critique sur des évènements passé qui ont déjà fait couler beaucoup d’encre.

Ce qui attriste le plus, c’est l’héritage archaïque qui fait œuvre de base commune – bien qu’inconsciente – quant aux questions de moralité et de politiquement correcte. Quoiqu’en ces temps mouvementé les choses sembles prendre une tournure bien différente, mais toujours avec une lenteur exemplaire. L’homosexualité par exemple, qui pendant un temps fut toléré à demi-mots pendant la Grèce antique, fut ensuite considéré comme un pêché innommable. Jusque dans les années 1970 – et encore c’est pour être gentil – elle fut considéré comme une déviance, et les homosexuels furent relégué au rang de parias. Une chose aujourd’hui étonne encore, les homosexuels, qu’ils soient homme ou femme n’ont pas le droit de faire don de leur sang. Pourquoi ? Jusqu’à preuve du contraire ils utilisent des capotes comme tout le monde. Et le SIDA est une bien piètre excuse, car les statistiques montrent clairement que la plus grande partie des malades est hétérosexuel. Pourquoi alors les traité comme des bêtes noires, pourquoi ne pas les intégrés à une société (qui de toute façon ne sait pas ce qu’elle veut) aussi dynamique que la nôtre. Et des exemples il y a en a la pelle : racisme, discrimination, favoritisme, individualisme, les clochards… à croire que les inégalités sont une partie de l’équation inévitable pour que le monde tourne. A bien réfléchir l’idée n’est pas si farfelu que cela. C’est une bien malheureuse façon d’envisagé l’humanité mais, si l’humain n’était pas individualiste de par sa nature, il n’aurait pas besoin de s’élever dans  la société. L’expression elle-même veut tout dire. Chacun à un besoin incontrôlable, de s’élever socialement au-dessus de son voisin. Avoir un bon job, avoir une reconnaissance, être bien établie, avoir les choses qu’il faut, faire les choses qu’il faut mais en accord avec la pensée populaire – il ne faudrait pas fâcher le voisin que l’on tente de battre – tout doit être fait selon des règles tacites communes. Le pouvoir le plus effrayant est que ces règles semblent naturelles, normales et justifiés. Ce qui pose le problème de l’opposition. S’opposé à une idée préconçue, à une norme sociale aussi forte que « les noirs et les arabes ne sont pas français » revient à rejouer le combat de David contre Goliath.

Ainsi l’individuation de l’homme le conduit à la rivalité avec autrui mais surtout avec lui-même, ce qui créer la formation de clan qui forcément vont se tapé sur la gueule pour des questions aussi importante que « mon Dieu à moi c’est le Dieu unique », et vont engendrer des génocides parce que des peuples auront eus l’outrecuidance de vouloir leur indépendance. Ce qui semble être un problème aujourd’hui c’est la place indétrônable que semble avoir ces normes tacites. Au fil des âges elles ont eu l’occasion de – soit disant – légitimer leur fondements, en résulte aujourd’hui des catastrophe. Les normes sont indispensables à l’humain, ceci est une règle de la socialisation, mais la violence qu’elles engendrent n’est que le fruit de l’agressivité des hommes. Face à la vieillesse du dogme, la jeunesse révolutionnaire a bien du mal à se faire entendre.

L’égalité ne serait en fait qu’un os balancé aux chiens de l’humanité pour qu’ils patientent ? L’égalité totale, entre femmes et hommes, entre ethnies, cela semble quelque peu utopiste. C’est une idée qui semble dénuée de réalisme parce que la norme veut que l’on pense de façon capitaliste c'est-à-dire, de façon hiérarchisé. Mais la Tolerentia elle est possible. C'est une question de volonté. 

En claire, l’Intolerentia est un virus qu’on n’est pas près de voir disparaître. Mais une chose est sûr elle n’est clairement pas une partie de l’équation nécessaire à la survie de l’espèce humaine, puisqu’elle change d’objet à tous les âges de l’humanité. 

Posté par AnatolePhrance à 12:10 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Commentaires sur Petit N'importe quoi 2

    Parce qu'il faut être différent mais pas trop

    Ton article touche un sujet très lourd, alors jvais essayer d'exposé mes idées, clairement je l'espère ce qui est rarement mon cas.

    Je ne peux pas te contredire, seulement je pense qu'il faut laisser ce genre de chose aux autres. Si tu es capable de penser par toi même, de voir qu'il y a un effet mouton sur notre société et pis encore une compétition entre chaque individu, tu peux lutter à ton échelle. Le principal est de rester clair avec ses idées et sa conscience.
    Avoir un téléphone mieux que les autres, avoir une plus belle robe qu'une autre, tout ça c'est futile.
    Sauf si tu crois que grâce à ça tu te sens mieux...
    Je pense naivement que dans notre société, notre époque, l'invidu est capable de faire fi des commentaires des autres. Ce que tu portes sur le dos, ton orientation sexuel, tes croyances...osef si tu ne casses pas les pieds des autres avec ça.
    On se porterait tous mieux sans ses prises de têtes, malheureusement nous ne sommes pas beaucoup à avoir comprit ça. J'ai espoir que les temps changent, comme tu le dis, l'homosexualité était à la mode puis ça a changé, peut-être que dans quelques années les gens n'en auront plus rien à faire de qui couche avec qui mais ça va prendre du temps, le principal est de bien éduquer nos futurs gosses, leur faire comprendre qu'au lieu de regarder chez le voisin ils feraient mieux d'apprendre un truc intelligent.

    Bon perso, j'ai toujours espoir de partir pour un endroit sans loi, sans personne pour faire me saouler. Economie, billet d'avion et ciao tutti !

    Je ne sais pas si c'est ce que tu voulais...j'espère que ça te va

    Posté par Pupurelalicorne, 12 mars 2012 à 19:29 | | Répondre
  • hallelujah tu as répondu!! Dieu existe!!

    Oui tout à fait d'accord avec toi c'est certains qu'il faut agir à son échelle mais ce qui me fascine surtout c'est le caractère populaire (dans le sens ou tout le monde a ça en lui à la base sauf exception) qui me fait froid dans le dos. Encore aujourd'hui j'suis stupéfait par des bêtises, exemple un peu houleux DSK... certes il n'avait pas à agressé sexuellement Mme Diallo mais, en quoi ce qu'il a fait remet en cause ses capacité politique... on mélange les torchons et les serviette j'trouve que ça manque de clareté et que les gens se laissent porté par les normes parce que ça les rassures, donc certes c'est quelque chose de nécessaire mais il ne faut pas oublier d'avoir un regard critique! De plus être contre tout ce qui est "normal" de façon systématique c'est très con aussi, ça ne sert à rien et au final on n'y échappe pas puisque ne pas être dans la norme c'est en créer une nouvelle donc en avoir une quand même (échec lool)!
    Ce que je soutiens c'est non pas l'égalité, pour les raisons cité dans le """"""texte""""" (notons le nombre de guillemets XD), mais la Tolérance, parce qu'elle ne force personne à remplacé ses convictions ses croyances par celles du voisin. Tolerentia serait déjà un pas de géant...

    Posté par Anthony, 12 mars 2012 à 20:54 | | Répondre
Nouveau commentaire